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| Concert Review: Magasin 4, 05.04.2016 - Benjamin De Wyngaert |
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Ce mardi, avant même que le premier groupe soit en piste, la salle se remplit bien vite. La difficulté de se mouvoir dans une capitale « assiégée » explique peut-être en partie le phénomène. On démarre au quart de tour lorsque Fraü Blücher And The Drunken Horses salue un Magasin 4 qui lui est déjà tout acquis. L’ombre de Mötorhead plane encore, le public arborant ça et là le célèbre Snaggletooth tandis que le bassiste qui porte un t-shirt à son effigie triture une Rickenbacker reconnaissable entre toutes. L’attentat sonore sent fort le squat, les égouts et le cuir de combat shoes.
Les Bruxellois qui sont attachés aux lieux pilonnent leur punk and roll à la vitesse à laquelle les pintes s’éclusent. Le plaisir de jouer qu’ils affichent ne peut être feint et on s’amuse de l’écart entre leur mixture fielleuse et l’effet qu’ils produisent. Tout le paradoxe du défouloir d’une haine jouissive et salutaire. Les compositions sont variées et percutantes. Quand elles ne flânent pas vers le street punk, on leur trouve un petit quelque chose de l’alchimie qu’offrent les Plasmatics à qui elles empruntent la sophistication. Les intitulés traduisent une humeur franchement légère. Un saxophoniste évoquant Steve MacKay est cette fois de la partie. Ce renfort stoogien sur certains morceaux brûle autant qu’il souffle.
La chanteuse réclame une Chimay bleue qui transite immédiatement depuis le bar jusqu’à la scène. Elle introduit le titre « P.I.T.A. » (Pain In The Ass) et se met à sauter comme une dingue, gâchant sa bière dont la mousse en mouvement constelle l’air qui l’entoure. Comme pour un hymne véritable le public suit à l’unisson. Preuve que le bas de l’affiche ne démérite pas et que le rock belge teigneux a encore du répondant, tant face à son cousin pop qu’à ses frangins internationaux.
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| Source: C'est arrivé près de Bruxelles |
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| Concert Review: Magasin 4, 05.04.2016 - Michel Preumont |
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Nashville Pussy, Worry Blast, Frau Blücher and The Drünken Horses au Magasin 4, Bruxelles, le 5 avril 2016
Une soirée pour esthètes au Magasin 4, t'étais le seul à ne pas avoir sorti ta redingote rose du placard et à oublier de sublimer ton regard de lynx à la retraite en appliquant le fard à paupières que Narcisse t'avait offert à l'occasion de ton 74è anniversaire.
Vu que l'établissement s'est vu obligé d'installer un curfew à 22:00, Frau Blücher et ses Drünken Horses se voient contraints de quitter l'écurie à 19:15 pour venir s'ébattre sur scène.
Poldek Zevlakov ( nom d'emprunt) met le feu aux poudres, les pauvres ceusses venant de quitter leur sofa, sur lequel ils cuvaient la cuite de la veille, sont tirés de leur léthargie par de furieux boum, boum, boum qui annoncent l'arrivée des cavaliers de l'apocalypse, Mathias Sälas: guitars, vocals et Yves Vränckx, bass, flanqués d'une virago qui semble ne pas avoir inclus la chasteté, ni la sobriété, à la liste de ses vertus viriles, Frau Blücher, alias Sainte Véronique, qui comme tout le monde le sait mène une double vie. Depuis pas mal de temps, ces drôles ont dévoyé un autre écuyer pour semer le trouble sur les scènes nationales: le beau Bruno, Nobi soit qui mal y pense, et son sax.
Donc ils sont quatre à envoyer l'intro 'Blücher Boogie' tandis que la belle Vero peaufine son maquillage discret. Elle saisit le micro, écoute, fieu, non, pas demain, 'Right now' ! Déjà la mer devient houleuse, t'as déniché un coin sous un rocher où tu t'imagines pouvoir échapper aux ruades et aux averses diverses et odorantes. Non, ket, c'est pas pour toi qu'elle hurle 'Bastard' ni 'Hey Bitch' c'est sa façon de dire bonjour. Une nouveauté pour vous Brüsel, 'Mama said no', une plage dépassant les 150 secondes réglementaires prévues par le code punk, une fausse fin en prime. Retour du sax et une confession, 'I'm drunk'.
Claudine, tu chantes avec moi? Je suis saoul tes balcons...Mathias mitraille, Tarzan bastonne, Yves assure, le peuple s'énerve! Une chanson d'amour, 'Scream motherfucker', interprétée dans la fosse. Qui m'aide à remonter là-haut? Voici 'Red döll' et puis, pensez à protéger vos arrières, 'PITA' ( Pain in the Ass). Le voilà, le trou de cul, RickyBilly en personne, c'est malin! Avant d'aller écluser nos dix Chimay (bleues), une petite dernière, '1,2,3,4'.
Mission accomplie, le public bout!
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| Source: Keys And Chords |
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| Concert Review: Garcia Lorca, 02.07.2014 - Michel Preumont |
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I don't like Mondays, Tuesday is National 'That Sucks Day', Wednesday just don't go,Thursday goes too slow, I've got Friday on my mind... Les fans de Frau Blücher and the drünken horses s'en battent, leur motto sonne We Love Frauday!
L'an dernier, à quelques encablures de la Rue des Foulons, chez Coiffure Liliane, Veronica Märtinez et son gang d'étalöns éthyliques ( Mathias Sälas, Yves Vränckx, Jeän Meert) avaient foutu le feu, les survivants versent une larme en pensant à ce cöncert héroïque. Même scénario chez le poète espagnol, un public hystérique de la première salve au Ite Missa Est.
'Quick and dirty', le mot d'ordre est clair, la tactique en deux mots...on fonce, tête baissée, avec Courtois derrière nous, on craint rien. 'Hey Bitch!', c'est à qui que tu causes? Va y avoir du vilain, Frau décide de se frotter aux premiers rangs! Viens ici, toi, braille avec moi 'Lethal pill cocktail' , bordel, chante, puceau! 'F?@?$?k You' Lily Allen vire punk? Lily, qui? Lilliput, les Suisses? Fuck you, asshole! Je le dirai à ta maman!
Dos à dos avec Mathias , 'Nothing lasts' puis 'Bastard!', tes panards baignent déjà dans 10 centilitres de houblon. Le général entame un twist audacieux avec une jeunesse qui pourrait être son arrière-petite-fille, pas à dire , le punk c'est revigorant. Le démoniaque 'Laugh song' précède une leçon d'arithmétique pour les nuls, ' 1-2-3-4'. Puis ils envoient le teigneux 'Scream motherfucker' auquel succède la rengaine dédiée à Calimero, 'Nobody's boyfriend'.
Joyeuse effervescence dans l'arène, Miss Blücher annonce... après les chansons pour les salopes, les enculés, et celle pour le curé voici un titre pour les casse-couilles... la farandole 'Pain in the Ass'. Où tu vas Ricky? 'I'm drunk'. Un homme à la mer, où sont les bouées? Vite une dernière, 'I don't care'.
Attention substance explosive!
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| Source: Keys And Chords |
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| Album review: "Quick & Dirty" - Cafzic Fanzine - October 2013 |
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| Et bien là c'est clair, c'est punk, la mise en forme est sans chichis, ça braille un peu, ça scande surtout, le chant teignousse est féminin, vigoureux, la mise en forme musicale basique, droit devant, à la rude ! C'est un quatuor, ils sont Belges et je vous invite à faire un détour par ici. Moi j'ai bien aimé "Buy You A Life" et "F@$k You". Quand aux autres ils sont tout en pulsion, ce sont des Belges qui les envoient, va falloir se méfier de ce pays, si les punks passent les frontières, l'Europe risque d'être contaminée, attention ! Production P.O.G.O. records. |
| Source: Cafzic 62-bis |
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| Concert Review: Coiffure Liliane, 25.06.2013 - Michel Preumont |
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La madame au chant et tatouages d'identification indélébiles, c'est Veronica Märtinez, les canassons imbibés se nomment Mathias Sälas: Guitars + Vocals / Yves Vränckx: Bass / Jeän Meert: Drums. Un 10-track CD au titre explicite: 'Quick & Dirty'!
Une petite intro pompée sur une fugue de Bach version les bêtes sont lâchées, tous aux abris. C'est clair, la soirée sera agitée, le cocktail proposé sent la poudre!
'I don't care' qu'elle gueule, pendant que les purs-sangs s'emballent. Si tu compares, Les Ramones, c'est des chevaux de labour. Veronica, la Fraulein, elle est aussi shocking que Mariska Veres, a goddess musclée, fringuée d'un black top.
Un conseil, petit, en regardant Jean-Paul Senlesou: 'Buy you a life', le gars à l'esprit contradictoire se paye une Maes!
C'est remboursé par la sécu: 'Lethal pill cocktail', à prendre après le repas principal!
Bruxelles, on vous propose une petite chanson d'amour, 'Hey bitch!' Rien n'est gratuit, l'amour se paye de nos jours.
Pour Jeanine Deckers, 'Sister Smile'. Vero vient se coller à deux centimètres d'une gentille madame pour lui brailler des trucs pas aimables, I'm gonna kick in your face... et t'auras le plus beau bloody smile de l'année, ton dentiste va avoir du boulot!
Mes petits chéris, une nouvelle chanson d'amour, 'F@$k You', à la hussarde!
Ils enchaînent sur 'Shoebox' et 'All for the money' tout aussi fracassants avant de nous asséner 'Shitlist' de L7.
Un rire sardonique introduit 'Laugh song' auquel succède 'Quick and dirty', tous, des éjaculateurs précoces, ces punks!
Pour les mathématiciens polyglottes, '1 2 3 4', la même chose en flamand!
Le spectacle est aussi dans la salle, Greta, Trudi et Lotte ont entamé un pogo athlétique, la bière voltige allègrement, tandis que Rosamund relaye Frau Blücher dans ses exercices arithmétiques. Ambiance in't kot!
Il en reste une, refusée par Marc Ysaye sur Classic 21, notre plage intellectuelle, 'Scream motherfucker'.
Un bis ou on casse la baraque, la menace est prise au sérieux! Une 'Bamba' dégénérée.
Rideau!
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| Source: Keys And Chords |
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| Concert Review: Magasin 4, 02.05.2013 - Virginie Boucher |
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Le 2 mai on est allé à un concert au Magasin 4. En ressortant du concert, je me suis promis de vous en parler car j'y ai fait une belle découverte : Fraü Blücher and the drünken horses.
Pour l'histoire, c'est eux qu'on allait voir ce soir là, bien qu'il y ait d'autres groupes à l'affiche. En effet, Jean, le batteur, est un pote de longue date de mon frère et nous avions eu l'occasion de faire connaissance avec Véronica, la chanteuse, et Yves, le bassiste (formateurs du groupe en question), qui sont bien sympathiques.
Nous voilà donc au Magasin 4. La Fraü et ses chevaux montent sur scène : petite intro sympa tirée du film Young Frankenstein de Mel Brooks. La musique débute : wouah ! C'est du bon gros son comme on l'aime : bonne basse, bonne batterie, bonne guitare, bien puissants, pas gras, bien propre. Ca me tombe dans l'oreille tout de suite. Maintenant, j'attends avec impatience d'entendre Véronica chanter car pour nombre de groupes, quand le son est bon et gros... le chanteur n'arrive pas toujours à s'imposer. Eh bien, voilà : La Fraü chante et... assure à mort !! Les morceaux s'enchainent, je n'en connais aucun et pourtant j'ai l'impression de les avoir toujours connus - sans doute est-ce dû à la très très subtile influence de groupes ultra connus - mais sans qu'à aucun moment je ne me dise "tiens, ça ressemble à tel ou tel groupe". En fait, Fraü Blücher and the Drünken Horses a son identité propre et ne plagie personne : chouette !
C'est bien rôdé et on sent qu'il y a un nombre de répétition fou et qu'ils ont bossé dur mais en même temps, on voit qu'ils s'amusent bien : que du bonheur donc pour le public (pas très nombreux à ce concert là - dommage).
Petite interaction avec le public pour le morceau 1-2-3-4, c'est cool et ça me permet de gueuler - avec réserve tout de même, si,si, je vous le jure - dans le micro que me tend Véronica : "one, two, three, four". J'aime ça !
Le concert est fini, je m'achète dare-dare le CD (qui tourne en boucle depuis lors) et le t-shirt car, comme je l'ai écrit plus haut, c'est une super découverte.
Mais allez donc sur leur site www.fraublucher.net pour voir à quelle date ils sont en concert près de chez vous et allez vous rendre compte par vous-mêmes, vous ne serez pas déçus.
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